Fall 201510 octobre 2015 - Le Comité du développement s’est réuni cette année avec la participation spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et du Président de l’Assemblée générale de l’ONU, Mogens Lykketoft. Le communiqué du Comité du développement faisait les constatations suivantes : « La croissance mondiale reste atone, et les risques d’une dégradation de la situation au deuxième semestre de 2015 et en 2016 s’accroissent. Les pays à revenu élevé continuent d’afficher une modeste reprise, mais les perspectives d’un durcissement des conditions de financement, d’un ralentissement des échanges et d’un nouveau fléchissement des cours des produits de base réduisent la confiance dans de nombreux pays en développement. Nous demandons au Groupe de la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI) d’assurer un suivi attentif des risques et des facteurs de vulnérabilité, de renforcer leur aide aux pays pour appuyer leur croissance et accroître leur résilience, et de jouer un rôle anticonjoncturel lorsque cela est nécessaire. » Compte tenu de l’ampleur de la crise actuelle des réfugiés et des migrants, le Comité a demandé aussi la fourniture d’« un appui ciblé, en collaboration avec l’ONU et d’autres partenaires, pour faire aux défis auxquels sont confrontés les pays et les régions en proie à des troubles, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, mais aussi dans d’autres États fragiles ou touchés par un conflit"

Le Comité du développement a invité instamment le FMI et le Groupe de la Banque mondiale à endiguer « les financements illicites et les activités qui leur sont associées, notamment l’évasion fiscale, la corruption, les activités criminelles et les actes de collusion », qui privent les pays en développement de précieuses ressources dont ils ont besoin. Les Gouverneurs ont pris note des travaux du Rapport de suivi mondial sur le suivi des progrès accomplis au regard des objectifs du Millénaire pour le développement, qui seront remplacés par les ODD. La dernière édition du Rapport, publiée durant les Assemblées, « montre que l’évolution de la démographie mondiale influera profondément sur la trajectoire du développement à l’échelle planétaire durant la période du Programme 2030. Si des politiques adéquates sont mises en place, les transformations démographiques peuvent être un facteur de croissance économique aussi bien dans les pays en développement que dans les pays développés." 

Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a mentionné la collaboration de la Banque mondiale avec l’ONU et les banques multilatérales de développement dans le cadre du financement des objectifs mondiaux. Il a pris acte des travaux réalisés par les Administrateurs du Groupe de la Banque mondiale afin de convenir d’un échéancier précis pour les délibérations importantes, s’agissant notamment du plan de mise en œuvre de l’Examen de la répartition du capital en 2015.

De nombreux Gouverneurs se sont félicités des échanges de vues et du fait que la Banque ait annoncé le renforcement de son soutien au financement des interventions climatiques en vue de contribuer à la mobilisation de 100 milliards de dollars par an en faveur de ce type d’activité d’ici à 2020. Ils ont exprimé aussi leur satisfaction au sujet de la coopération entre les banques multilatérales de développement dans ce domaine et se sont réjouis que le Groupe de la Banque mondiale ait envoyé un signal fort en faveur du financement de l’action climatique, condition préalable à la réussite de la conférence de Paris. Il est essentiel de faire en sorte que les populations les plus fragiles disposent des ressources nécessaires pour lutter contre le changement climatique. Enfin, les Gouverneurs ont salué le rôle joué par Groupe de la Banque mondiale dans la région MENA et nombre d’entre eux ont demandé à la Banque de jouer un rôle majeur dans la crise des réfugiés. 

Le Comité du développement est un forum du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international établi au niveau ministériel pour faciliter la recherche d’un consensus entre les États sur les questions de développement.