Par Kevin McCall, Office of the Vice President and Corporate Secretary

Spring 201616 avril 2016 - Le Comité du développement s’est réuni lors des Réunions de printemps 2016 de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) sous la présidence de M. Bambang Brodjonegoro, ministre des Finances de l’Indonésie. Outre les gouverneurs des deux institutions et leurs représentants, étaient également présents le secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, la directrice générale du FMI, Mme Christine Lagarde, et le président du Groupe de la Banque mondiale, M. Jim Yong Kim. L’ensemble des participants ont constaté les risques significatifs qui pèsent actuellement sur l’économie mondiale. L’atonie de la demande, le durcissement des conditions des marchés financiers, le tassement des échanges, la faiblesse persistante des cours du pétrole et des produits de base et la volatilité des flux de capitaux sont autant de facteurs de risque qui menacent les économies quel que soit leur stade de développement. Aussi les participants au Comité ont-ils demandé au Groupe de la Banque mondiale et au FMI de formuler des recommendations sur l’action à mener et d’accorder leur appui financier pour contribuer à assurer une croissance durable, inclusive et diversifiée et promouvoir la résilience.

Ils ont aussi souligné les multiples difficultés qui s’opposent aux efforts de lutte contre la pauvreté, en particulier la fragilité et les conflits qui provoquent le déplacement de millions de personnes, avec de lourdes conséquences tant dans les pays d’origine que dans les pays d’accueil. Dans le communiqué adopté lors de la réunion, les gouverneurs ont noté les sacrifices et la générosité des pays d’accueil, mais aussi le manque d’instruments adéquats pour leur fournir un soutien. Ils ont salué les initiatives de collaboration menées par la Banque islamique de développement, l’ONU et le Groupe de la Banque mondiale afin de répondre aux besoins de financements des pays d’accueil, et demandé au Groupe de la Banque mondiale d’explorer les possibilités de concevoir une plateforme d’intervention en réponse aux crises mondiales de longue durée.

Face aux défis que pose aujourd’hui le développement, en particulier pour les pays à faible revenu, les gouverneurs ont insisté sur le rôle capital de l’IDA, le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. Aussi ont-ils plaidé en faveur d’une solide reconstitution des ressources de l’IDA, grâce à l’appui des bailleurs habituels et de nouveaux donateurs, pour pouvoir continuer de privilégier ces pays.

Les avancées obtenues en 2015 sur le plan de la collaboration multilatérale, avec l’adoption du Programme d’action sur le financement du développement et des Objectifs de développement durable, mais aussi la signature de l’accord de Paris sur le climat, fixent un plan de travail ambitieux à l’horizon 2030. Mais la réalisation de ce plan, ont noté les gouverneurs, exige du FMI, des banques multilatérales, de l’ONU et du Groupe de la Banque mondiale qu’ils coopèrent vigoureusement, en mettant à profit leurs avantages comparatifs, pour soutenir les efforts déployés par les pays. Et d’appeler à des engagements renforcés en ce qui concerne le Programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement, en soulignant le rôle que peuvent en particulier jouer le Groupe de la Banque mondiale et le FMI pour stimuler la mobilisation de ressources intérieures, y compris en s’attaquant aux flux financiers illicites.

En outre, les gouverneurs ont encouragé le Groupe de la Banque mondiale à continuer de fournir des solutions de développement basées sur les faits aux niveaux national, régional et mondial, notamment par le biais de la coopération Sud-Sud. À ce sujet, ils ont instamment demandé au Groupe de la Banque mondiale et au FMI d’accroître l’efficacité de leur action dans les situations de conflit et de fragilité, en développant leurs capacités opérationnelles, en œuvrant au renforcement des capacités, en offrant des incitations, et en faisant preuve d’innovation dans le domaine du financement et des ressources.

S’agissant des enjeux que constituent le changement climatique et le risque de catastrophes naturelles, les gouverneurs ont souligné le rôle capital du Groupe de la Banque mondiale. Ils ont applaudi l’accord historique de Paris, en recommandant vivement au Groupe de la Banque mondiale et au FMI de continuer à renforcer leur appui pour améliorer la résilience dans les petits États, et en demandant en particulier au premier de mettre en œuvre des mesures et des politiques destinées à renforcer les capacités d’intervention en cas de catastrophe dans le cadre de ses programmes de collaboration avec les pays.

Sur le plan des défis émergents, les gouverneurs ont insisté sur la nécessité de renforcer les institutions et les systèmes de santé des pays, notamment pour améliorer la prévention des pandémies et la préparation de programmes d’intervention d’urgence. Ils ont à cet égard demandé instamment au Groupe de la Banque mondiale de promouvoir un nouveau marché des assurances axé sur la gestion des risques dans ce domaine, dans le cadre du futur Mécanisme d’urgence en cas de pandémie.

Les gouverneurs ont conclu la réunion en affirmant leur soutien au programme de travail en cours et à venir du Conseil des administrateurs et de l’équipe de direction du Groupe de la Banque mondiale.

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By Kevin McCall, Office of the Vice President and Corporate Secretary

 

By Kevin McCall, Office of the Vice President and Corporate Secretary

April 16, 2016 - The Development Committee met at the 2016 World Bank – International Monetary Fund Spring Meetings under the Chairmanship of Mr. Bambang Brodjonegoro, Minister of Finance, Indonesia. Meeting participants, including the Board of Governors and their representatives, to UN Secretary General Ban Ki-moon, IMF Managing Director Christine Lagarde, and World Bank Group (WBG) President Jim Yong Kim, noted the substantial downside risks in today’s global economy. Risk factors, including weak demand, tighter financial markets, softening trade, persistently low oil and commodity prices, and volatile capital flows all pose risks to economies at all stages of development, and meeting participants called for World Bank and IMF policy advice and financial support to help achieve sustained, inclusive and diversified growth and resilience.

Participants noted the manifold challenges negatively impacting poverty eradication efforts, particularly fragility and conflict that result in forced displacement that affects both origin and host countries. In the Communiqué endorsed at the meeting, Governors recognized the sacrifices and generosity of host countries and acknowledged the lack of adequate instruments to support them. They welcomed partnership efforts between the Islamic Development Bank, the UN, and the WBG to help address host country financing needs and asked the WBG to explore options to develop a long-term global crisis response platform. 

In meeting many of today’s development challenges, especially those facing the world’s lowest income countries, Governors highlighted the criticality of IDA – the World Bank’s fund for the poorest. They advocated for a strong replenishment effort with the support of traditional and new donors to ensure continued focus on the poorest countries.

The multilateral accomplishments of 2015, including the Financing for Development Agenda, the Sustainable Development Goals, and the Paris Climate Agreement, set an ambitious work program until 2030. To deliver on this agenda, Governors noted that strong partnership is key and that the IMF, MDBs, the UN, and the WBG, should partner, in line with their comparative advantage, to support countries’ efforts. Governors encouraged enhanced engagements on the Addis Ababa Action Agenda on Financing for Development, with a particular role for both the WBG and the IMF to boost domestic resource mobilization, including by tackling illicit financial flows. 

Additionally, Governors encouraged the WBG to continue delivering evidence-based development solutions at the country, regional and global levels, including through South-South cooperation and other methods. In this regard, they urged the WBG and IMF to become more effective in situations of conflict and fragility through strengthened operational capacity, capacity development, incentives, and innovative financing and resources.

With regard to the ongoing challenges posed by climate change and disaster risk, Governors noted a key role for the WBG. They applauded the historic Paris Agreement, urging the WBG and IMF to continue to step up their support to build resilience in small states, while also calling on the WBG to implement actions and policies to build capacity for disaster response in country engagement. In terms of emerging challenges, Governors stressed the need to strengthen country institutions and health systems including the enhancement of pandemic prevention and preparedness, and urged the WBG to foster a new market for pandemic risk management insurance through the Pandemic Emergency Facility.

In closing the meeting, Governors endorsed the ongoing and forthcoming work program of the Board of Directors and World Bank Group Senior Management.